Carnage
à séguéla
:
Dans
la nuit du 23 au 24 novembre
2008 à 4h un commando
très expérimenté,
a attaqué la ville
de séguéla.
L'objectif des assaillants
n'était pas de prendre
la ville mais de libérer
des prisonniers proches de
l'ex-chef de guerre Koné
Zakaria qui étaient
détenu dans les geôles
de séguéla par
WATTAO.
Au
nombre de 47, Le commando
qui semblait connaître
bien le terrain, a formé
trois groupes et a procédé
par des tires de diversion
sur deux positions. Le premier
groupe qui était vers
le quartier résidentiel
de séguéla,
précisément
dans les environs du village
de Biémasso, a commencé
à tirer simultanément
avec le groupe positionné
vers la résidence de
l'ex député-maire
TRAORE MAMADOU. Pendant ce
temps, le troisième
groupe avait pour tache de
faire sortir les prisonniers.
Ne sachant pas qui étaient
les assaillants et d'où
ils venaient, paniquer par
les tires qui ne les atteignaient
pas, les hommes de wattao
se sont terrés chez
eux en prenant le soin de
bien se mettre à l'abri.
Ayant
atteint leur objectif, les
assaillants se sont repliés
d'où ils sont venus,
mais avec un prisonnier blessé.
Aux
environ de 5h 15, n'attendant
plus de tires pendant un moment,
les éléments
de Wattao ont reçu
l'ordre de leur hiérarchies
de faire un ratissage dans
le ville et d'éliminer
tous les proche de koné
Zakaria ainsi que tous ceux
soupçonné de
prêter mains forte aux
assaillants. Certains éléments
ont informé leurs proches
du carnage dont ils s'apprêtaient
à faire au sein de
la population et les ont conseillés
de rester chez eux.
Les
représailles ont fait
plus de 80 morts et plusieurs
arrestations. La plupart,
des civils et des anciens
proches de Zakaria.
Les
personnes tuées ont
tous été pris
chez eux à la maison
et ont trouvé la mort
dans des conditions extrêmement
atroces. L'ex - chargé
de communication de Koné
Zakaria, Doumbia Major, a
été décapité
à la machette et tous
ses biens emportés
par les hommes de Wattao.
Ses parents étaient
à séguéla
la semaine dernière
afin que les autorités
des forces nouvelles leurs
remettent son corps. «
Rougeot », un autre
proche, a subit le même
sort mais ses biens ont été
promptement mis à l'abri
part sa copine, la fille du
directeur de l'Agriculture
de la ville, qui n'a pas manqué
de recevoir la visite des
soldats pour ce fait. Plusieurs
autres corps ont été
découverts sans tête,
d'autres, le sexe arraché
et la boite crânienne
ouverte. On dit même
que les FN en ont profité
pour faire des sacrifices
rituels. Sentant la grogne
montée au niveau de
la population qui ne supportait
plus les exécutions
sommaires et les arrestations
arbitraires, Monsieur Amadou
Soumahoro, maire de la ville,
par peur de perdre son électorat
ainsi que celui du RDR, s'est
rendu sur place, se disant
en mission au compte de son
parti. Après avoir
reçu les menaces des
autorités coutumières
de séguéla qui
venaient d'essuyer eux-mêmes
celles de Wattao avec beaucoup
d'arrogance quelques jours
plutôt au centre culturel,
le maire, très remonté,
se rend à la prison
et a demandé aux geôliers
à voir les prisonniers
qui étaient des autochtones
. Séance tenante, il
les a libéré,
laissant d'autres innocents
non autochtones dans la prison,
à la merci du bouchés
Wattao. (CAJURVCI-KY)
CPR
: Ensemble pour le changement
positif !