


Discours
du Président du Parti M. Doumbia
Major à la rencontre débat
des amis de l'afrique
En
ce jour symbolique et à
la veille de mon retour au
pays, je voudrais saluer et
remercier les organisateurs
de cette réunion qui
me permet de me prononcer
sur la situation et la sombre
actualité de mon pays.
Vous m'avez invité
à vous éclairer
sur le sens de mon combat
et les raisons pour lesquelles
je rentre au pays pour diriger
le CPR mon parti dont j'ai
la lourde responsabilité
de conduire la destiné
en tant que président.
En réponse à
votre préoccupation,
je voudrais dire à
tous, que le motif principal
de mon souhait de retour après
7 années d'exil, c'est
de pouvoir participer au combat
pour la paix, la justice sociale,
la démocratie, le développement,
l'émancipation et la
souveraineté économique
de mon pays.
Mais avant d'évoquer
ce retour, je voudrais formuler
quelques souhaits et vœux
à tous nos compatriotes
qui souffrent le martyr d'une
misère qui leur est
imposée.
À vous chers compatriotes:
Que l'avenir pour lequel nous
combattons soit celui de la
réalisation de tous
vos souhaits positifs pour
notre pays, qu'il apporte
à chacun d’entre
vous et à vos proches
le bonheur, la justice et
la véritable paix.
À nos compatriotes
qui sont au pays, je voudrais
dire ceci: chers frères,
chères sœurs,
chers parents, je sais les
souffrances que vivent la
majorité d'entre vous.
Mon souhait le plus ardent
est de voir que ces souffrances
s'atténuent et disparaissent
de votre quotidien.
Sachez chers amis que les
informations qui me parviennent
chaque jour d'Abidjan et du
pays profond m'alertent et
me confortent chaque jour
sur la gravité de la
situation que vit mon peuple.
Ces signaux négatifs
me renforcent dans l'idée
que mon combat et mon message
pour la dignité et
le respect du peuple est plus
que jamais d'actualité
et qu'il est impératif
pour moi d'être à
côté de ce peuple
pour mener le combat.
C'est cette gravité
de la situation du pays qui
m'a d'ailleurs poussé
à publier le mois passé
un écrit disponible
sur notre site internet. Dans
cet écrit je lançais
un vibrant appel à
la mobilisation pour que les
choses changent, car la situation
est vraiment préoccupante.
Je suis informé et
révolté par
la misère indigne dans
laquelle vivent nos chers
compatriotes.
J'ai le cœur meurtri
par la souffrance des populations
qui sont devenus plus pauvres,
alors que les autorités
politiques sont devenues plus
riches.
Je suis témoin de la
misère de nos paysans
qui souffrent parce que leurs
efforts sont mal rétribués:
Le café et le cacao
et les autres produits agricoles
sont mal payés; dans
le même temps des fonds
secrets et des stratégies
de détournement sont
mis en place pour piller l'argent
du travail des paysans.
Vous remarquerez avec moi
que les politiciens se servent
et aujourd'hui ils desserrent
tous leurs ceintures parce
qu'ils grossissent alors que
les citoyens eux se voient
obligés de serrer la
ceinture parce qu'ils sont
torturés par la faim.
Nos pauvres paysans cotisent
chaque jour par leur travail,
mais ils n'ont droit ni à
la retraite ni droit aux soins
et aux médicaments
quand ils sont malades.
Les cultivateurs de coton
et de tabac sont exploités.
Ils sacrifient leur vie pour
la nation en vendant le fruit
de leur travail à de
vils prix, en retour ils bénéficient
de l'ingratitude de la nation
dont les dirigeants s'enrichissent
sur le fruit de leur sueur
et de leur sang.
Les cultivateurs d'anacardes,
les cultivateurs de bananes,
vivent dans une misère
révoltante. Voilà
la situation de nos pauvres
paysans de Côte d’Ivoire.
Vous comprendrez que je ne
pouvais pas rester sans réagir
face à cette situation
de misère révoltante
contre laquelle mon parti
le CPR s'insurge!
Notre jeunesse se trouve actuellement
sans repère et sans
emplois. Son avenir est confisqué
par des prédateurs
et des vautours politiques
qui la contraignent à
la mendicité. Le chômage
est endémique mais
l'état paradoxalement
ne se sent pas obligé
de créer des emplois.
Comment peut-on prétendre
fonder ou refonder une société
si la jeunesse qui est la
première pierre de
fondation du pays est livrée
à elle-même?
Les jeunes de mon pays sont
devenus des mendiants et exclus
de l'héritage collectif
alors qu’ils sont propriétaires
d'un pays riche. Ils sont
affamés parce que leur
pays est braqué par
des politiciens. Ils sont
propriétaires d'un
pays riche en pétrole,
mais ils ne sentent pas l'odeur
de ce trésor. Ils sont
légalement propriétaires
de l’or de leur nation
mais ils n'en voient pas la
couleur; ils sont propriétaires
de mines de diamants mais
des politiciens les pillent
sans rien leur donner.
Ils sont propriétaires
de richesses immenses mais
ils vivent dans la misère.
Nous voyons la souffrance
de la jeunesse de Côte
d ivoire; nous voyons les
hommes politiques qui exploitent
les jeunes. Au lieu de redistribuer
une partie des richesses du
pays à cette jeunesse
sous formes de création
d'emplois et services sociaux,
cette jeunesse est livrée
à elle-même.
Ils les laissent devenir des
mendiants qu'ils peuvent manipuler
au gré de leurs intérêts.
Ils les contraignent à
aller tendre la main devant
leurs palais et leurs hôtels
comme des affamés.
Ils les poussent à
mendier ce qui est supposé
être à eux. Cela
est révoltant et indigne.
Alors que les jeunes qui ne
travaillent pas indépendamment
de leur volonté devraient
avoir droit à un revenu
minimum de survie, équivalant
à au moins 1/3 du SMIC,
les prédateurs politiques
égocentriques leur
refusent ce "revenu minimum
de survie" en ne leur
laissant qu'une vie de quémandeurs
à qui ils jettent de
temps en temps des miettes.
Ils les ont tellement affamés
qu'ils peuvent les mettre
dans la rue en leur miroitant
de fausses promesses.
Ils font croire aux jeunes
tenus en otage avec l'arme
de la faim, qu'ils changeront
leur vie alors que depuis
qu'ils gèrent le pays,
la vie de la jeunesse ne fait
que s'empirer. Souvent ils
jouent les généreux
en leur distribuant des sommes
insignifiantes, retirées
du pactole constitué
par le fruit du vol des deniers
publics.
Nos "amis" dirigeants
politiques gonflent leurs
propres salaires qu'ils multiplient
par 50 ou par 100 fois le
SMIC, alors que le peuple
n'a rien pour manger et se
soigner.
Au-delà de la situation
de la jeunesse en général,
celle particulière
des étudiants est révoltante.
Les étudiants dorment
à 5 ou 6 dans les chambres
prévues pour 1 personne.
Des groupuscules de voyous
sous-louent des chambres et
font régner leurs lois
dans les cités universitaires,
parce qu'ils se sentent assurés
du soutien et de la protection
du pouvoir politique.
Nos compatriotes qui font
les études galèrent
sans soutien ni bourses d'études
alors que les bourses sont
données aux enfants
et amis des dirigeants.
Cette situation du peuple
est inacceptable, c'est pour
la changer que je me suis
engagé sur la voie
du changement positif avec
le CPR.
Ceux pour qui nous comptons
apporter ce changement, ce
sont nos enfants et petits
frères qui sont livrés
à eux-mêmes dans
les gares routières;
l'état les a oubliés.
Quand ils se révoltent
ils sont matés dans
le sang. Cela doit s'arrêter!
On ne peut pas rester indifférent
à la misère
de nos frères et sœurs
! Et pourtant nos politiciens
ne se soucient pas du sort
du peuple. Leur solidarité
primitive ne dépasse
pas le cadre de leur cercle
familial et amical.
Pour mieux piller les populations,
ces politiciens tribaux les
poussent à la haine
mutuelle et à s'affronter
les uns contre les autres.
Ils poussent les citoyens
à s'entredéchirer
pour mieux les prendre en
otage. Leur stratégie
est connue: celle-ci leur
permet de se donner du temps
pour piller en toute tranquillité.
Ils hiérarchisent artificiellement
les tribus et les ethnies.
Pendant que le pauvre peuple
s'entredéchire, ces
politiciens avides pillent
le pays qu'ils ont livré
en pâture. Ils parlent
de refondation alors qu'ils
ont brisé les fondements
de la nation que sont l'unité,
la fraternité, la justice
et le partage. Un pays sans
fondation ne peut pas être
refondé !
Ils ont fait sombrer le pays
dans une crise éthique
grave. La tricherie, piraterie
et la corruption sont tolérées
parce que l'état lui-même
est un état pirate
et corrompu; beaucoup de dirigeants
sont eux-mêmes des tricheurs.
Aujourd'hui, le panier de
la ménagère
est vide; le coût de
la vie est de plus en plus
élevé, les citoyens
ordinaires ne peuvent plus
consommer, pendant ce temps
les dirigeants trinquent le
champagne et les entreprises
font de plus en plus de bénéfices.
Mon souhait, en m'engageant
sur le terrain de l'action
politique, c'est de faire
en sorte que tout cela change
et que nous ayons la vraie
paix.
Nous voulons donner la vraie
paix au peuple, car notre
peuple est aujourd'hui victime
de la violence chronique de
ceux qui pillent nos ressources
collectives et maintiennent
nos concitoyens dans la faim,
le chômage, l'injustice
et l'absence de sécurité
sociale. Cette violence chronique
et cette misère est
une guerre dont est victime
notre peuple, du fait d'une
minorité de pseudo-intellectuels
prédateurs.
Il faut savoir et retenir
que la paix dont nous parlons
ne se limite pas à
l'absence de guerre. Nous
voulons une vraie paix.
Parce que, lorsque le peuple
subit la violence de la misère,
il a le droit de se révolter.
Lorsque le peuple subit la
violence de la haine tribale
il a le droit de se battre
pour affirmer son humanité
et la fraternité. La
vraie guerre que subissent
nos concitoyens c'est celle
que lui livre cette classe
politique de prédation,
ces kleptocrates qui pillent
nos ressources et imposent
la pauvreté et l'absence
de développement au
peuple.
C'est contre cette guerre
que je m'engage en rentrant
en Côte d'ivoire, pour
apporter ma contribution pour
le changement et la vraie
paix.
Il nous faut faire la paix
en Côte d'ivoire, il
nous faut faire la vraie paix
qui consistera avant tout,
en la définition de
nouvelles règles de
partage des ressources du
pays à tous les citoyens.
Je rentre en Côte d'ivoire
pour rechercher la paix véritable,
avec tous ceux qui sont épris
de justice. Dans ce pays déchiré
par la haine instrumentalisée,
cette paix passera aussi par
l'adoption et la publication
d'une loi de fondation de
l'état de Côte
d'Ivoire, qui condamnera et
poser la xénophobie,
le tribalisme et la ségrégation
ethnique comme un délit.
Nous ferons campagne pour
l'adoption d'une telle loi,
car si une telle loi n'est
pas adoptée, c’est
que l'on n'aura pas tiré
les leçons de la guerre.
On ne peut pas sortir d'une
guerre comme celle que le
pays a connu, sans une loi
qui affirme clairement que
la discrimination, la xénophobie
et les propos à caractère
ethniques ou tribaux, ou faisant
allusion à la supériorité
d'une ethnie, sont désormais
passibles de condamnation
judiciaire.
Je rentrerai au pays pour
apporter une aide au processus
de paix dont les acteurs actuels
doivent comprendre que le
destin des ivoiriens est entre
leurs mains. Ils n'ont qu'un
seul choix : celui de la réussite,
celui de la paix. Pour cela
ils doivent parvenir à
organiser avec le concours
de tous, dans un climat apaisé,
des élections justes
transparentes et sans exclusion.
Pour être crédibles,
ces élections doivent
être placées
sous le contrôle effectif
d'instances neutres que sont
les Nations Unis et des observateurs
objectifs.
Les acteurs politiques doivent
savoir que l'histoire les
regarde; le peuple les regarde.
On peut tromper le peuple
une fois mais on ne peut pas
tromper le peuple tout le
temps. Ils ont trompé
le peuple par le passé
mais aujourd'hui le peuple
a les yeux ouverts.
Le jugement du peuple sera
implacable s’ils empruntent
un chemin différent
du bon chemin.
Il faut que nous soyons là
pour leur indiquer ce bon
chemin.
Je rentre donc au pays pour
dire aux uns et autres que
la paix ne se fera pas sans
les fils du pays qui sont
contraints à l'exil.
Je rentrerai pour leur dire
ceci: si tant est-il que c'est
la paix et l'unité
que nous cherchons tous, alors
ça ne sert à
rien de traquer ceux qui sont
en exil ou de chercher à
les tuer. Car en vérité,
nul aujourd'hui en Côte
d'ivoire n'a la légitimité
populaire pour poursuivre
un des fils du pays.
Je rentre pour demander aux
uns et aux autres d'approcher
tous les fils du pays pour
construire la paix. Je rentre
pour dire "ça
suffit, car trop de sang a
coulé".
Chers amis, voilà le
sens de mon engagement, voilà
le sens de mon retour; je
reste à l'écoute
pour les questions des uns
et des autres, tout en disant
à nos compatriotes,
nos militants et nos sympathisants,
"à très
bientôt".
CPR!
ensemble pour le changement
positif
Le
CPR est un parti politique
ivoirien. Il se bat pour défendre
les intérêts
en cours de spoliation du
peuple de Côte d’Ivoire.
Son combat démocratique
est structuré autour
des axes suivants: 1—Redistribution
équitable des ressources
2– Unité nationale
3– Justice et paix véritable
en Côte d’Ivoire.
Son siège est situé
dans le quartier populaire
de Yopougou. Contacts siège
: Tel: 00(225) 23521632 Site
Internet: www.cprci.org
Contact Porte-parole: 00447943609476
/ Contact : secrétaire
national chargé de
la mobilisation : 0022507747249.
Contact secrétaire
national chargé des
Nouvelle technologies et du
désenclavement des
régions: 0022501030306
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