


Liberez
le militant associatif ASSALE
TIEMOKO ANTOINE
Président
de l'association:MVPC.
Déclaration
de Monsieur Doumbia Major
Président du CPR
Pour la libération
du jeune frère ASSALE
ANTOINE
M.
Doumbia Major : Déclaration
pour la libération
d'Assalé Tiémoko
Antoine
C'est
un sentiment de révolte
et une profonde consternation
qui m'ont animé lorsque
j'ai appris l'incarcération
de l'un de nos jeunes compatriotes
dénommé Assale
Tiémoko Antoine.
Il lui est reproché
d'avoir produit une œuvre
allégorique sur un
pays imaginaire qui, selon
le juge qui a décidé
son incarcération,
ressemblerait trop à
la Côte d'Ivoire.
Cette incarcération
arbitraire de l'un de nos
concitoyens, pour avoir exprimé
publiquement son opinion,
est une violation grave des
libertés individuelles,
contraire à la constitution
et opposée à
la déclaration universelle
des droits de l'homme.
Par principe aucun démocrate
ne saurait rester indifférent
à ce genre de violation
patente des principes qui
motivent l'engagement politique.
A quoi servirait-il de prétendre
faire de la politique si l'on
peut se murer dans un silence
frisant la complicité,
devant pareil cas de violation
des droits humains, par une
justice aux ordres.
Ce qui nous choque au-delà
de cette affaire n'est point
l'incarcération elle-même,
mais plutôt l'incarcération
d'un jeune dont les écris
trahissent la candeur, par
des autorités d'un
régime pour lequel
notre génération
toute entière s'est
battue, quand ceux-ci, par
le passé, étaient
victimes de ce genre de traitement
de la part du régime
PDCI.
C'est cette révulsion
qui nous pousse à nous
adresser à titre individuel
à tous ceux qui sont
actuellement au pouvoir et
à ceux qui soutiennent
le conglomérat actuel
qui administre le pays, afin
que ce jeune homme soit libéré.
Monsieur le président
Laurent Gbagbo, Monsieur Soro,
Monsieur Blé Goudé,
Monsieur Karamoko Yayoro,
Monsieur Damana Adia Pikas,
Monsieur Djué Eugène,
Monsieur Blé Guirao,
Monsieur Sidiki Konaté,
Monsieur Dibopieu jean-yves,
Monsieur Martial Ahipeaud,
Monsieur Allassane Ouattara
etc.: nous voudrions vous
interpeller avec vigueur et
vous rendre responsable de
l'incarcération de
ce jeune, tout en confiant
à votre conscience
la mission de sa libération.
Certain d'entres-vous nous
reprocherons de défendre
un jeune dont les écrits
reprennent parfois les thèses
Lepénistes ou celles
de l'Ivoirité qui a
fait tant de mal à
notre cohésion nationale.
Il est vrai qu'en tant que
Panafricain, solidariste Africain,
homme de gauche et progressiste,
nous ne partageons pas les
points de vue de ce jeune
qui soutien dans un de ses
écrits, concernant
la suppression de la carte
de séjour: "la
côte d’ivoire,
en tant que pays souverain,
a le droit de créer
une carte de séjour
pour réguler et contrôler
l’immigration sauvage
dont elle est victime"
"Les ivoiriens ont le
droit de refuser d’accueillir
toute la misère de
l’Afrique sur leur sol.
Ils ont le droit de refuser
que leur pays serve de laboratoire
d’expérimentation
de la mondialisation démographique.
Nul ne peut prêter son
pays à son voisin".
Il faut plutôt voir
ce jeune homme comme faisant
partie du lot des victimes
des thèses ultranationalistes
à l'ivoirienne dont
le concepteur est connu de
tous et n'est aucunement inquiété.
Ce jeune homme ne sait pas
qu'avec moins de 20 millions
d'habitants et surtout que
notre pays est sous-développé,
nous avons encore besoin de
l'immigration pour notre développement
et que le problème
qui cause son chômage
est plutôt structurel
et organisationnel. Se retrouvant
sans emploi du fait de la
crise qui se perpétue,
ces jeunes, qui sont à
la limite manipulés,
voient dans l'étranger
le bouc émissaire idéal
et la cause de leurs malheurs.
Ce jeune homme qui n'est jamais
sorti du pays, ne sait pas
ce que c'est que d'être
un immigré dont on
fait le coupable idéal
de tous les malheurs dans
un pays. Nos compatriotes,
nombreux à l'étranger,
qui ont été
parfois victime de la discrimination,
du racisme et de la haine
du fait de leur couleur, ne
peuvent pas partager les positions
de ce jeune homme; mais là
n'est pas la question: il
faut par principe défendre
un individu victime d'injustice,
surtout qu'il n'est pas incarcéré
pour des propos racistes mais
pour avoir écrit une
œuvre allégorique
sur un état imaginaire.
C'est
pourquoi j'interpelle en premier
Monsieur le présidentg
Laurent Gbagbo: Aujourd'hui
de grandes divergences Nous
séparent de vous concernant
la façon dont le pays
doit être géré
et surtout concernant la façon
dont nous devons bâtir
l'unité nationale.
Nonobstant ces différences
d'approches, nous voudrions
vous interpeller personnellement
sur le cas de ce jeune homme
dont l'incarcération
relève d'un abus et
d'une négation de la
liberté d'expression
et d'opinion.
Nous nous souvenons que nous
avons en 92 risqué
notre vie pour défendre
la votre au nom du combat
pour la démocratie
et la liberté d'opinion
quand vous avez été
arrêté. En 1990
nous étions dans la
rue, battant le pavé,
pour réclamer le multipartisme
et la démocratie. Était-ce
pour en arriver là
que nous avons mené
ce combat? Était-ce
pour vous voir indifférent
face à l'incarcération
de vos compatriotes pour délit
d'opinion?
Aujourd'hui, voir que sous
votre régime on arrête
des individus pour avoir écrit
un simple papier, cela nous
choque et nous nous disons
dans notre fort intérieur
que nous aurions pu mourir
inutilement dans la lutte
pour les libertés et
la démocratie, car
les camarades d'alors ne croyaient
pas eux-même en la démocratie
et dans le combat pour la
liberté d'expression.
Nous nous souvenons qu'au
nom de cette démocratie,
sans être tous des militants
de votre parti,les jeunes
de notre génération
ont posé des actes
pour donner à vous
et à vos camarades,
la liberté d'exprimer
vos pensées.
Alors, monsieur Laurent Gbagbo,
même si vous avez renoncé
à certains de vos principes
(il parait que le pouvoir
corrompt), j'espère
que vous n'avez pas renoncé
à celui de voir un
pays ou chacun peut exprimer
librement ses pensées
sans risque de se retrouver
en prison.
Je suppose Monsieur le Président
que vous n'êtes pas
informé et que dès
que vous le serez, le militant
Gbagbo prendra le pas sur
le président, pour
libérer ce jeune qui
certainement fait partie de
ceux qui ont jeté des
pierres pour l'avènement
du multipartisme dans notre
pays.
Monsieur Soro, au delà
de tout ce qui nous sépare,
nous voudrions vous parler
avec le cœur, non point
dans le souci de vous attendrir,
mais pour vous rappelez qu'un
séjour provisoire dans
une aristocratie factice ne
change pas un militant en
bourgeois indifférent
aux injustices. Voudriez-vous
que l'histoire retienne que
vous ayant comme Premier Ministre,
la justice de notre pays a
mis un jeune de notre génération
en prison parce que ce dernier
a écrit un papier sur
un pays imaginaire?
Monsieur, faîtes relâcher
ce jeune, car son arrestation
délégitime le
combat pour lequel nos amis
sont morts. On s’est
battu toutes ces années,
pour imposer la démocratie
et la liberté dans
notre pays; ce serait un recul
grave que de voir qu'on emprisonne
un jeune homme pour ses écrits,
sous le règne de personnes
de sa génération.
Ne faites pas de ce gars un
martyr circonstanciel de l'histoire.
C'est juste un jeune étudiant
sans emploi qui se libère
de ses frustrations par ses
écrits; laissez le
libre. je vous en conjure
ne le laissez pas en prison.
Vous monsieur Soro, vous savez
ce que c'est que d'être
en prison de façon
injuste. Nous nous souvenons
encore de tout ce que les
jeunes étudiants de
la génération
d'Asslé aujourd'hui
incarcéré, on
fait pour vous sortir de prison
quand Bédié
vous a incarcéré.
Ce n'est donc pas à
vous de regarder ce genre
d'injustice se perpétuer.
Vous souvenez-vous de l'humiliation
que vous avez subi de la part
de Bédié qui
par le biais de Ouassena,
vous a poussé au reniement
publique en vous obligeant
à lire une déclaration
filmée, pour vous faire
présentez des excuses
publiques et dire devant la
nation que vous étiez
membre d'un mouvement dissout?
N'ayant pas la résistance
et l'abnégation d'un
Mandéla (chose que
nous comprenons), pour pouvoir
sortir de prison, vous avez
accepter de traiter votre
propre association de "ex-fesci",
sous la contrainte!
Monsieur Blé Goudé
dit "le vent", nous
ne vous reconnaissons pas
quand je nous voyons que dans
notre pays vous restez sans
réagir quand notre
justice emprisonne un innocent.
Auriez-vous déjà
oublié tous ces morts
pour la démocratie?
Auriez-vous oublié
Akpélé akpélé,
Sombo Mages et tous vos autres
camarades tombés au
champ d'honneur, au nom de
la défense de la liberté
d'expression et de la démocratie?
Monsieur Blé goudé
vous connaissant intimement,
en tant que membre du GAC,
nous supposons que tu vous
ne laisserez pas cela se faire.
Avez-vous déjà
oublié l'humiliation
que nous avons subie à
l'école de police parce
que nous avions osé
organiser une marche pour
défendre la liberté
d'expression lorsqu'Aboudramane
Sangaré s'est fait
battre sur ordre de Gaston
Ouassena, lors de l'affaire
"AFAKAYA"?
Souvenez-vous un instant des
tortures que vous avez enduré
, pour mesurer l'importance
de la liberté d'expression.
Souvenez-vous du parcours
du combattant ainsi que de
la croix de Jésus que
l'on vous obligeait à
porter sur l'espace de torture.
Nous nous souvenons encore
de vos pleurs et crie durant
les séances de torture
à la DST ainsi que
de votre mine triste à
la MACA quand Bédié
vous a fait arrêter
avec les autres camarades.
Vous étiez tellement
malheureux et supportiez tellement
mal la prison que nous nous
sommes vu obliger de mettre
en place pour vous une mission
commando et un scénario
d'évasion.
Si vous avez risqué
votre vie par le passé,
pour sortir des gens comme
Bogota de prison, alors qu'il
n'a jamais été
membre du GAC, c'est parce
que vous croyiez qu'ils étaient
victimes d'injustice. Alors
, ne laissez pas ce jeune
en prison.
M. Karamoko Yayoro, réveillez-vous,
Monsieur Kara, ne laissez
pas ce genre de chose se faire.
Servez -vous pour une fois
de votre posture, pour lutter
contre les injustices et les
violations des droits de l'homme.
Nous supposons qu'un homme
de gauche qui se retrouve
à la tête d'un
mouvement de droite, le fait
pour utiliser un appareil
politique pour servir ses
convictions, alors il est
temps que vous agissiez pour
demander la libération
d'un innocent.
Monsieur Damana ADIA PIKAS
dit "Don Piki",
vous n'allez tout de même
pas laisser cela se faire,
votre rôle en tant que
conseillers des ainés
c'est aussi de leur indiquer
ce que votre génération
n'accepte pas.
Monsieur Eugène Djué
dit le "maréchal",
nous ne croyons pas que vous
resterez sans réagir
face à ce qui se passe.
Monsieur Jean-Yves Dibopieu
dit "le pieux",
nous attendons de vous une
réaction.
Monsieur Martial Ahipeaud,
vous avez déjà
réagitpour soutenir
la population face à
la crise du "panier vide";
nous attendons de vous une
déclaration pour condamner
ce genre de pratiques staliniennes.
Monsieur Blé Guirao,
à quoi sert-il d'être
opposant si on ne réagit
pas face aux injustices dont
le pouvoir se rend auteur?
Sortez de votre léthargie
pour interpeller ce régime.
Monsieur le professeur Bamba
Moriféré, vous
qui vous êtes posé
en maître pédagogue
de la jeunesse, donnez l'exemple
en ne restant pas sans rien
dire face à cette regression.
Monsieur le professeur Wodié
, vous qui êtes professeur
de droit; comment pouvez vous
être silencieux sur
cette violation du droit?
Monsieur allassane Ouattara,
nous vous interpellons vous
aussi, car par simple humanisme
et par principe, vous devriez
réagir. Ce jeune fait
partie de cette génération
qui s'est battue pour refuser
que des individus vous excluent
de l'héritage collectif
national, en faisant de vous
une victime de la haine tribale.
Nous même, malgré
nos divergences idéologiques
(Vous êtes libéral
alors que nous sommes de gauche
et solidariste), nous vous
avons défendu par principe
au nom de la justice et du
respect de la dignité
humaine. Nous avons agit et
condamné l'incarcération
de la quasi-totalité
de la direction de votre parti
politique par M. Bédié.
Si vous rester sans réagir
face à un cas d'injustice,
alors tous ceux qui se sont
battus pour vous, pourront
être amené à
s'interroger sur le sens de
leur engagement à vous
défendre contre l'injustice.
Ceci est un cas d'injustice
dont il ne faut pas se rendre
complice par notre silence.
Nous devons le défendre
par principe, sans chercher
à savoir si nous partageons
ou non les idées de
ce jeune homme.
Pour notre part nous en appellons
à la lucidité
de tous les camarades avec
lesquelles nous avons été
amené un jour ou l'autre
à mener des combats
pour la démocratie
et la liberté, afin
qu'ils ne laissent pas ce
jeune innocent en prison.
Il est victime du zèle
et de l'abus de pouvoir d'un
procureur.
Croyez moi, cet emprisonnement
n'honore pas notre pays, car
l'image qu'il donne de tous,
est l'image d'un peuple arriéré
ou persistent des pratiques
dignes des républiques
bananières.
N'oubliez surtout pas que
face aux injustices, le silence
est synonyme de complicité
et de trahison.
Salutations militantes.
CPR!
ensemble pour le changement
positif
Le
CPR est un parti politique
ivoirien. Il se bat pour défendre
les intérêts
en cours de spoliation du
peuple de Côte d’Ivoire.
Son combat démocratique
est structuré autour
des axes suivants: 1—Redistribution
équitable des ressources
2– Unité nationale
3– Justice et paix véritable
en Côte d’Ivoire.
Son siège est situé
dans le quartier populaire
de Yopougou. Contacts siège
: Tel: 00(225) 23521632 Site
Internet: www.cprci.org /
Email: contact@cprci.org.
Contact Porte-parole: 00447943609476
/ Contact : secrétaire
national chargé de
la mobilisation : 0022507747249.
Contact secrétaire
national chargé des
Nouvelle technologies et du
désenclavement des
régions: 0022501030306
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