English version Nous sommes le 31 Juillet 2010                     
 
       
 
 
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Declarations

C . P . R
Congrès Panafricain pour le Renouveau Démocratique en Côte d'Ivoire

 
Liberez le militant associatif ASSALE TIEMOKO ANTOINE

Président de l'association:MVPC.

Déclaration de Monsieur Doumbia Major Président du CPR
Pour la libération du jeune frère ASSALE ANTOINE

M. Doumbia Major : Déclaration pour la libération d'Assalé Tiémoko Antoine

C'est un sentiment de révolte et une profonde consternation qui m'ont animé lorsque j'ai appris l'incarcération de l'un de nos jeunes compatriotes dénommé Assale Tiémoko Antoine.
Il lui est reproché d'avoir produit une œuvre allégorique sur un pays imaginaire qui, selon le juge qui a décidé son incarcération, ressemblerait trop à la Côte d'Ivoire.
Cette incarcération arbitraire de l'un de nos concitoyens, pour avoir exprimé publiquement son opinion, est une violation grave des libertés individuelles, contraire à la constitution et opposée à la déclaration universelle des droits de l'homme.
Par principe aucun démocrate ne saurait rester indifférent à ce genre de violation patente des principes qui motivent l'engagement politique.
A quoi servirait-il de prétendre faire de la politique si l'on peut se murer dans un silence frisant la complicité, devant pareil cas de violation des droits humains, par une justice aux ordres.
Ce qui nous choque au-delà de cette affaire n'est point l'incarcération elle-même, mais plutôt l'incarcération d'un jeune dont les écris trahissent la candeur, par des autorités d'un régime pour lequel notre génération toute entière s'est battue, quand ceux-ci, par le passé, étaient victimes de ce genre de traitement de la part du régime PDCI.
C'est cette révulsion qui nous pousse à nous adresser à titre individuel à tous ceux qui sont actuellement au pouvoir et à ceux qui soutiennent le conglomérat actuel qui administre le pays, afin que ce jeune homme soit libéré.
Monsieur le président Laurent Gbagbo, Monsieur Soro, Monsieur Blé Goudé, Monsieur Karamoko Yayoro, Monsieur Damana Adia Pikas, Monsieur Djué Eugène, Monsieur Blé Guirao, Monsieur Sidiki Konaté, Monsieur Dibopieu jean-yves, Monsieur Martial Ahipeaud, Monsieur Allassane Ouattara etc.: nous voudrions vous interpeller avec vigueur et vous rendre responsable de l'incarcération de ce jeune, tout en confiant à votre conscience la mission de sa libération.
Certain d'entres-vous nous reprocherons de défendre un jeune dont les écrits reprennent parfois les thèses Lepénistes ou celles de l'Ivoirité qui a fait tant de mal à notre cohésion nationale.
Il est vrai qu'en tant que Panafricain, solidariste Africain, homme de gauche et progressiste, nous ne partageons pas les points de vue de ce jeune qui soutien dans un de ses écrits, concernant la suppression de la carte de séjour: "la côte d’ivoire, en tant que pays souverain, a le droit de créer une carte de séjour pour réguler et contrôler l’immigration sauvage dont elle est victime"
"Les ivoiriens ont le droit de refuser d’accueillir toute la misère de l’Afrique sur leur sol. Ils ont le droit de refuser que leur pays serve de laboratoire d’expérimentation de la mondialisation démographique. Nul ne peut prêter son pays à son voisin".
Il faut plutôt voir ce jeune homme comme faisant partie du lot des victimes des thèses ultranationalistes à l'ivoirienne dont le concepteur est connu de tous et n'est aucunement inquiété. Ce jeune homme ne sait pas qu'avec moins de 20 millions d'habitants et surtout que notre pays est sous-développé, nous avons encore besoin de l'immigration pour notre développement et que le problème qui cause son chômage est plutôt structurel et organisationnel. Se retrouvant sans emploi du fait de la crise qui se perpétue, ces jeunes, qui sont à la limite manipulés, voient dans l'étranger le bouc émissaire idéal et la cause de leurs malheurs.
Ce jeune homme qui n'est jamais sorti du pays, ne sait pas ce que c'est que d'être un immigré dont on fait le coupable idéal de tous les malheurs dans un pays. Nos compatriotes, nombreux à l'étranger, qui ont été parfois victime de la discrimination, du racisme et de la haine du fait de leur couleur, ne peuvent pas partager les positions de ce jeune homme; mais là n'est pas la question: il faut par principe défendre un individu victime d'injustice, surtout qu'il n'est pas incarcéré pour des propos racistes mais pour avoir écrit une œuvre allégorique sur un état imaginaire.

C'est pourquoi j'interpelle en premier Monsieur le présidentg Laurent Gbagbo: Aujourd'hui de grandes divergences Nous séparent de vous concernant la façon dont le pays doit être géré et surtout concernant la façon dont nous devons bâtir l'unité nationale. Nonobstant ces différences d'approches, nous voudrions vous interpeller personnellement sur le cas de ce jeune homme dont l'incarcération relève d'un abus et d'une négation de la liberté d'expression et d'opinion.
Nous nous souvenons que nous avons en 92 risqué notre vie pour défendre la votre au nom du combat pour la démocratie et la liberté d'opinion quand vous avez été arrêté. En 1990 nous étions dans la rue, battant le pavé, pour réclamer le multipartisme et la démocratie. Était-ce pour en arriver là que nous avons mené ce combat? Était-ce pour vous voir indifférent face à l'incarcération de vos compatriotes pour délit d'opinion?
Aujourd'hui, voir que sous votre régime on arrête des individus pour avoir écrit un simple papier, cela nous choque et nous nous disons dans notre fort intérieur que nous aurions pu mourir inutilement dans la lutte pour les libertés et la démocratie, car les camarades d'alors ne croyaient pas eux-même en la démocratie et dans le combat pour la liberté d'expression.
Nous nous souvenons qu'au nom de cette démocratie, sans être tous des militants de votre parti,les jeunes de notre génération ont posé des actes pour donner à vous et à vos camarades, la liberté d'exprimer vos pensées.
Alors, monsieur Laurent Gbagbo, même si vous avez renoncé à certains de vos principes (il parait que le pouvoir corrompt), j'espère que vous n'avez pas renoncé à celui de voir un pays ou chacun peut exprimer librement ses pensées sans risque de se retrouver en prison.
Je suppose Monsieur le Président que vous n'êtes pas informé et que dès que vous le serez, le militant Gbagbo prendra le pas sur le président, pour libérer ce jeune qui certainement fait partie de ceux qui ont jeté des pierres pour l'avènement du multipartisme dans notre pays.
Monsieur Soro, au delà de tout ce qui nous sépare, nous voudrions vous parler avec le cœur, non point dans le souci de vous attendrir, mais pour vous rappelez qu'un séjour provisoire dans une aristocratie factice ne change pas un militant en bourgeois indifférent aux injustices. Voudriez-vous que l'histoire retienne que vous ayant comme Premier Ministre, la justice de notre pays a mis un jeune de notre génération en prison parce que ce dernier a écrit un papier sur un pays imaginaire?
Monsieur, faîtes relâcher ce jeune, car son arrestation délégitime le combat pour lequel nos amis sont morts. On s’est battu toutes ces années, pour imposer la démocratie et la liberté dans notre pays; ce serait un recul grave que de voir qu'on emprisonne un jeune homme pour ses écrits, sous le règne de personnes de sa génération. Ne faites pas de ce gars un martyr circonstanciel de l'histoire. C'est juste un jeune étudiant sans emploi qui se libère de ses frustrations par ses écrits; laissez le libre. je vous en conjure ne le laissez pas en prison.
Vous monsieur Soro, vous savez ce que c'est que d'être en prison de façon injuste. Nous nous souvenons encore de tout ce que les jeunes étudiants de la génération d'Asslé aujourd'hui incarcéré, on fait pour vous sortir de prison quand Bédié vous a incarcéré. Ce n'est donc pas à vous de regarder ce genre d'injustice se perpétuer. Vous souvenez-vous de l'humiliation que vous avez subi de la part de Bédié qui par le biais de Ouassena, vous a poussé au reniement publique en vous obligeant à lire une déclaration filmée, pour vous faire présentez des excuses publiques et dire devant la nation que vous étiez membre d'un mouvement dissout? N'ayant pas la résistance et l'abnégation d'un Mandéla (chose que nous comprenons), pour pouvoir sortir de prison, vous avez accepter de traiter votre propre association de "ex-fesci", sous la contrainte!
Monsieur Blé Goudé dit "le vent", nous ne vous reconnaissons pas quand je nous voyons que dans notre pays vous restez sans réagir quand notre justice emprisonne un innocent. Auriez-vous déjà oublié tous ces morts pour la démocratie? Auriez-vous oublié Akpélé akpélé, Sombo Mages et tous vos autres camarades tombés au champ d'honneur, au nom de la défense de la liberté d'expression et de la démocratie?
Monsieur Blé goudé vous connaissant intimement, en tant que membre du GAC, nous supposons que tu vous ne laisserez pas cela se faire.
Avez-vous déjà oublié l'humiliation que nous avons subie à l'école de police parce que nous avions osé organiser une marche pour défendre la liberté d'expression lorsqu'Aboudramane Sangaré s'est fait battre sur ordre de Gaston Ouassena, lors de l'affaire "AFAKAYA"?
Souvenez-vous un instant des tortures que vous avez enduré , pour mesurer l'importance de la liberté d'expression. Souvenez-vous du parcours du combattant ainsi que de la croix de Jésus que l'on vous obligeait à porter sur l'espace de torture. Nous nous souvenons encore de vos pleurs et crie durant les séances de torture à la DST ainsi que de votre mine triste à la MACA quand Bédié vous a fait arrêter avec les autres camarades. Vous étiez tellement malheureux et supportiez tellement mal la prison que nous nous sommes vu obliger de mettre en place pour vous une mission commando et un scénario d'évasion.
Si vous avez risqué votre vie par le passé, pour sortir des gens comme Bogota de prison, alors qu'il n'a jamais été membre du GAC, c'est parce que vous croyiez qu'ils étaient victimes d'injustice. Alors , ne laissez pas ce jeune en prison.
M. Karamoko Yayoro, réveillez-vous, Monsieur Kara, ne laissez pas ce genre de chose se faire. Servez -vous pour une fois de votre posture, pour lutter contre les injustices et les violations des droits de l'homme. Nous supposons qu'un homme de gauche qui se retrouve à la tête d'un mouvement de droite, le fait pour utiliser un appareil politique pour servir ses convictions, alors il est temps que vous agissiez pour demander la libération d'un innocent.
Monsieur Damana ADIA PIKAS dit "Don Piki", vous n'allez tout de même pas laisser cela se faire, votre rôle en tant que conseillers des ainés c'est aussi de leur indiquer ce que votre génération n'accepte pas.
Monsieur Eugène Djué dit le "maréchal", nous ne croyons pas que vous resterez sans réagir face à ce qui se passe. Monsieur Jean-Yves Dibopieu dit "le pieux", nous attendons de vous une réaction.
Monsieur Martial Ahipeaud, vous avez déjà réagitpour soutenir la population face à la crise du "panier vide"; nous attendons de vous une déclaration pour condamner ce genre de pratiques staliniennes.
Monsieur Blé Guirao, à quoi sert-il d'être opposant si on ne réagit pas face aux injustices dont le pouvoir se rend auteur? Sortez de votre léthargie pour interpeller ce régime.

Monsieur le professeur Bamba Moriféré, vous qui vous êtes posé en maître pédagogue de la jeunesse, donnez l'exemple en ne restant pas sans rien dire face à cette regression.

Monsieur le professeur Wodié , vous qui êtes professeur de droit; comment pouvez vous être silencieux sur cette violation du droit?
Monsieur allassane Ouattara, nous vous interpellons vous aussi, car par simple humanisme et par principe, vous devriez réagir. Ce jeune fait partie de cette génération qui s'est battue pour refuser que des individus vous excluent de l'héritage collectif national, en faisant de vous une victime de la haine tribale.
Nous même, malgré nos divergences idéologiques (Vous êtes libéral alors que nous sommes de gauche et solidariste), nous vous avons défendu par principe au nom de la justice et du respect de la dignité humaine. Nous avons agit et condamné l'incarcération de la quasi-totalité de la direction de votre parti politique par M. Bédié.
Si vous rester sans réagir face à un cas d'injustice, alors tous ceux qui se sont battus pour vous, pourront être amené à s'interroger sur le sens de leur engagement à vous défendre contre l'injustice.
Ceci est un cas d'injustice dont il ne faut pas se rendre complice par notre silence.
Nous devons le défendre par principe, sans chercher à savoir si nous partageons ou non les idées de ce jeune homme.
Pour notre part nous en appellons à la lucidité de tous les camarades avec lesquelles nous avons été amené un jour ou l'autre à mener des combats pour la démocratie et la liberté, afin qu'ils ne laissent pas ce jeune innocent en prison. Il est victime du zèle et de l'abus de pouvoir d'un procureur.
Croyez moi, cet emprisonnement n'honore pas notre pays, car l'image qu'il donne de tous, est l'image d'un peuple arriéré ou persistent des pratiques dignes des républiques bananières.
N'oubliez surtout pas que face aux injustices, le silence est synonyme de complicité et de trahison.

Salutations militantes.

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Le CPR est un parti politique ivoirien. Il se bat pour défendre les intérêts en cours de spoliation du peuple de Côte d’Ivoire. Son combat démocratique est structuré autour des axes suivants: 1—Redistribution équitable des ressources 2– Unité nationale 3– Justice et paix véritable en Côte d’Ivoire. Son siège est situé dans le quartier populaire de Yopougou. Contacts siège : Tel: 00(225) 23521632 Site Internet: www.cprci.org / Email: contact@cprci.org.
Contact Porte-parole: 00447943609476 / Contact : secrétaire national chargé de la mobilisation : 0022507747249. Contact secrétaire national chargé des Nouvelle technologies et du désenclavement des régions: 0022501030306

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