English version Nous sommes le 31 Juillet 2010                     
 
       
 
 
Le Président
 
Le manifeste du CPR
 
Communiqués
 
Publications
 
Point de presse
 
Agenda
 
Discours
 
Interviews
 
Tribunes
 
- Les  statuts du parti
- le reglement intérieur du CPR
- le manifeste du parti
- L'organigramme du parti
- Le projet du parti
- les déclarations du parti
- Contactez ou écrire au responsables du parti
- Newsletter
 
-----------------------------------
 
-----------------------------------
 
-----------------------------------
 
actualité

C . P . R
Congrès Panafricain pour le Renouveau Démocratique en Côte d'Ivoire



Discours de M. Coulibaly Fanhan représentant du CPR au meeting animé par le PPS à Yopougon

lundi 26 mai 2008 - Service de communication du CPR.


DISCOURS DU REPRESENTANT DU CPR

coulibaly fanhan Monsieur le Président du PPS, Pr. Bamba Moriféré, Messieurs les responsables de la direction du parti, Camarades militants et chère brave population de yopougon,
Je voudrais avant tout propos vous transmettre les salutations fraternelles et cordiales du camarade Président du CPR le camarade DOUMBIA MAJOR qui sera sous peu parmi nous pour continuer le combat de la démocratie et du développement, car c’est le seul combat qui vaille et qui mérite d’être mené.
Je voudrais solennellement rendre un hommage vibrant et appuyé au Pr. Bamba Moriféré et au PPS pour le combat effréné contre l’injustice, la corruption et la misère de nos braves populations.
Le CPR soutient sans faille le combat mené par le PPS car il reste convaincu que la justice triomphera de l’injustice et le développement de la misère.
C’est pourquoi à l’image du PPS le CPR pense qu’il est temps de dire NON, non à la corruption, non à la gabegie, non à l’enrichissement illicite, non au tribalisme non, non et non car trop c’est trop.
Camarades militants soyons vigilants et mobilisés car notre pays va à la perte si rien n’est fait.
Les prix grimpent avec des augmentations de plus de 70% en moins de six (6) mois. L’inflation a atteint un point que nous n’avons jamais connu depuis 1960.
Et ce n’est pas fini car les prix continuent de grimper.
Pendant que le peuple crie sa misère et qu’il croupit sous la faim et le désespoir, nos dirigeants vivent dans un luxe insolent ; ils augmentent leurs budgets, ils s’achètent des châteaux, entretiennent des maîtresses alors que nous crevons de faim. Est-ce que vous trouvez cela normal?
Les media d’Etats sont pris en otage par une minorité d’hommes politiques.
Tous ceux qui disent la vérité sont systématiquement censurés, les éveilleurs de consciences sont voués aux gémonies.
Notre télévision nationale est devenue une instance nationale de règlement de comptes personnels, pourtant cette télévision est entretenue et financée par l’argent du contribuable, notre argent.
Les élèves et les étudiants n’ont plus de bourses et leur avenir se résume à la gérance de cabines téléphoniques.
On n’arrive plus à se soigner et on meure dans les hôpitaux par manque d’argent. Nos CHUS sont devenus de véritables abattoirs, de véritables mouroirs.
Le panier de la ménagère est vide et l’ivoirien moyen n’arrive plus à assurer le minimum de trois repas par jour. Avec toute cette misère certains osent nous parler de paix.
Quelle paix peut-il y avoir quand certains s’enrichissent avec l'argent du contribuable alors que le peuple est dans la misère?
Nous sommes pour la paix, mais pas n'importe quelle paix. Nous sommes pour une paix dans un pays où les droits de chaque citoyen sont respectés.
Certains nous parlent d'accord de paix, alors que la vraie guerre qui tue est celle qui est menée contre le peuple, celle qui consiste à exploiter et piller nos concitoyens.
Les vrais ennemis de la paix sont ceux qui prennent le peuple en otage et qui refusent que celui-ci s’exprime.
Chaque jour nous assistons à des actes de violence assimilables à des actes de guerre contre nos concitoyens. Des chauffeurs de taxi et de Gbaka sont tués impunément parce qu'ils refusent de se faire racketter. Parce qu'ils ont osé critiquer le régime, des innocents sont emprisonnés sans jugement sous des prétextes imaginaires.
Le seul péché de ce jeune homme de Port Bouet nommé Sea Abel, tué à balles réelles a été de crier sa faim dans la rue.
Dés que tu dénonces ces pratiques dignes du fascisme on te traite d’ennemi de la paix.
Notre pays est devenu un pays surréaliste où on fait passer les victimes de la misère pour les bourreaux.
Dans ce pays qui est la Côte d'ivoire, les handicapés n’ont pas d’allocation de survie et sont livrés à la mendicité alors qu'ils n'ont pas demandé à naître handicapés: c'est le rôle et le devoir de l'État de leur apporter une assistance légale.
Les chômeurs et les milliers de jeunes sont sans emplois et ils ne perçoivent aucune allocation de l'état, alors que c'est le rôle de l'état de veiller à ce que chaque citoyen puisse vivre dignement, si ce dernier ne travaille pas indépendamment de sa volonté, du fait de la crise de l'emploi ou de son état physique.
Les jeunes sont sans emploi et deviennent des mendiants alors qu’ils ont droit à un revenu minimum vital puisqu’ils n’ont pas demandé à ne pas travailler.
Ce revenu minimum vital est un droit, car chacun de nous a le droit à la vie, et vous devez savoir que les richesses de la nation doivent être partagées entre tous les fils du pays.
Il n'est pas normal que certains crèvent da faim alors que d'autres qui se pavanent dans les ministères sans travailler, ont des salaires de 5millions et s'octroient des retraites dorées.
Les paysans, les artisans et les commerçants n’ont pas de retraite: cela n'est pas normal.
Pendant que le pays va mal, les syndicats corrompus ont la bouche fermée.
Aucun logement social n’est construit et le gouvernement se moque du droit au logement.
L’insécurité est galopante pendant que les forces de sécurité et les fonctionnaires sont mal payées
Aujourd’hui pour être admis au concours d’entrée à l’ENA ou à la police il faut payer ou connaître le ministre.
Non chers camarades et compagnons de misère, trop c’est trop. C’est pourquoi il faut dire non avec le CPR.
Nous devons construire un pays solidaire et moderne et non un pays d’exploitation du peuple.
La modernisation de la Côte d’Ivoire demeure la pierre angulaire du projet du CPR.
Cette modernisation passe inéluctablement par la politique d’identification des citoyens ; car sans identification intelligente aucune politique de développement ne peut être mise en place.
Sans identification un pays nage dans le désordre, dans l’anarchie et l’inorganisation.
La clé de tout développement c’est l’organisation qui passe par l’identification des ressources humaines et matérielles.
Mais le tout n’est pas de se compter comme cela se fait dans beaucoup de pays d’Afrique. Se compter pour se compter c'est de la perte de temps et d'argent.
Se compter pour donner des cartes d’électeur ou pour donner simplement des jugements supplétifs est tout simplement et une perte sèche qui ne fait pas avancer le pays.
Il faut se compter dans le but de la modernisation du pays, dans le but de la sécurisation de l’état civil, dans le but de lutter contre la virtualisation des citoyens, et surtout dans le but de fournir aux citoyens une sécurité sociale et des services modernes.
C’est pourquoi le CPR propose que l’identification commence par l’adoption d’une loi qui oblige toutes les villes et bourgades à faire l’adressage des rues, chemins, avenues et boulevards
Il faut aussi prendre une loi qui donne un numéro à chacune des habitations, des citoyens, et chaque habitation doit être repérée par un nom et/ou un numéro de rue : c’est cela l’adressage.
C’est après avoir fini l’adressage du pays qu’on fait l’identification du citoyen du résident ou des personnes de passage ; ce qui n’a rien à avoir avec le comptage du citoyen qui est pratiqué actuellement sous la fausse appellation d’identification car l’identification, c’est rattaché une adresse précise à un individu, lequel est rattaché à une empreinte biométrique unique qui le différencie des autres citoyens.
Nous devons construire un pays d’unité et de paix dans lequel les citoyens des différentes ethnies, refuseront de se laisser manipuler par des leaders qui nous exploitent et nous poussent à la haine réciproque pendant qu’ils pillent tranquillement nos ressources collectives. Pendant qu'ils vous poussent à vous détester les uns les autres avec l'aide de leurs journaux de haines; pendant que vous êtes préoccupés par les bagarres et la hiérarchisation ethniques, ceux qui sont cachés derrière les immenses clôtures à Cocody et à la Riviera sont en train de piller vos ressources.
Nous devons construire un pays avec le CPR : un pays ou chaque citoyen mange à sa faim ; un pays de justice et un pays de paix véritable ou le peuple ne sera plus exploité.
La Côte d’Ivoire a les moyens de cette politique: Nous avons des sols fertiles et les ressources agricoles pour y parvenir. Nous avons les ressources naturelles, minières, pétrolières et aussi les ressources humaines, pour pouvoir faire de ce pays l’un des plus puissants et des plus respecté d’Afrique.
C’est la mauvaise foi qui nous stagne dans une situation de pays sous-développé. C’est de la pure sorcellerie comme le dit si bien le vieux de Ménékré.
C’est d’ailleurs la raison pour laquelle le CPR appel à l’union des forces progressistes, des forces démocratiques et les forces pour le changement positif, pour donner un nouvel espoir au peuple de Cote d’Ivoire.
Cet espoir nous le donnerons dans l'union des forces du changement positif, présents au pays et dans la diaspora, et bientôt, avec l'appui de tous nos camarades et responsables en exil. Ils rentreront pour apporter leurs expériences et pour nous aider à sortir ce pays de la misère dans lequel il s'enfonce.
C’est pourquoi nous interpellons les autorités et les forces impartiales pour que la sécurité de nos leaders actuellement en exil soit assuré. Ils doivent rentrer incessamment; ils doivent pouvoir bénéficier des mêmes garanties sécuritaires que ceux accordés aux autres leaders de partis politiques.
Peuple de yopougon, peuple de Côte d'ivoire, organisons nous, rejoignons l'union des forces pour le changement positif, rejoignons le CPR, ce parti de masse, ce parti du peuple qui sera toujours à vos cotés pour gagner les batailles contre la faim, contre l’injustice et contre l’exploitation.

Ensemble pour le changement Positif !

Je vous remercie.

Yopougon le samedi 25 Mai 2006

CPR! ensemble pour le changement positif

 

Taille Police + | Taille Police -