Discours
de M. Coulibaly Fanhan représentant
du CPR au meeting animé par le
PPS à Yopougon
lundi
26 mai 2008 - Service de communication
du CPR.
DISCOURS DU REPRESENTANT DU CPR
Monsieur le Président du PPS, Pr.
Bamba Moriféré, Messieurs
les responsables de la direction du parti,
Camarades militants et chère brave
population de yopougon,
Je voudrais avant tout propos vous transmettre
les salutations fraternelles et cordiales
du camarade Président du CPR le
camarade DOUMBIA MAJOR qui sera sous peu
parmi nous pour continuer le combat de
la démocratie et du développement,
car c’est le seul combat qui vaille
et qui mérite d’être
mené.
Je voudrais solennellement rendre un hommage
vibrant et appuyé au Pr. Bamba
Moriféré et au PPS pour
le combat effréné contre
l’injustice, la corruption et la
misère de nos braves populations.
Le CPR soutient sans faille le combat
mené par le PPS car il reste convaincu
que la justice triomphera de l’injustice
et le développement de la misère.
C’est pourquoi à l’image
du PPS le CPR pense qu’il est temps
de dire NON, non à la corruption,
non à la gabegie, non à
l’enrichissement illicite, non au
tribalisme non, non et non car trop c’est
trop.
Camarades militants soyons vigilants et
mobilisés car notre pays va à
la perte si rien n’est fait.
Les prix grimpent avec des augmentations
de plus de 70% en moins de six (6) mois.
L’inflation a atteint un point que
nous n’avons jamais connu depuis
1960.
Et ce n’est pas fini car les prix
continuent de grimper.
Pendant que le peuple crie sa misère
et qu’il croupit sous la faim et
le désespoir, nos dirigeants vivent
dans un luxe insolent ; ils augmentent
leurs budgets, ils s’achètent
des châteaux, entretiennent des
maîtresses alors que nous crevons
de faim. Est-ce que vous trouvez cela
normal?
Les media d’Etats sont pris en otage
par une minorité d’hommes
politiques.
Tous ceux qui disent la vérité
sont systématiquement censurés,
les éveilleurs de consciences sont
voués aux gémonies.
Notre télévision nationale
est devenue une instance nationale de
règlement de comptes personnels,
pourtant cette télévision
est entretenue et financée par
l’argent du contribuable, notre
argent.
Les élèves et les étudiants
n’ont plus de bourses et leur avenir
se résume à la gérance
de cabines téléphoniques.
On n’arrive plus à se soigner
et on meure dans les hôpitaux par
manque d’argent. Nos CHUS sont devenus
de véritables abattoirs, de véritables
mouroirs.
Le panier de la ménagère
est vide et l’ivoirien moyen n’arrive
plus à assurer le minimum de trois
repas par jour. Avec toute cette misère
certains osent nous parler de paix.
Quelle paix peut-il y avoir quand certains
s’enrichissent avec l'argent du
contribuable alors que le peuple est dans
la misère?
Nous sommes pour la paix, mais pas n'importe
quelle paix. Nous sommes pour une paix
dans un pays où les droits de chaque
citoyen sont respectés.
Certains nous parlent d'accord de paix,
alors que la vraie guerre qui tue est
celle qui est menée contre le peuple,
celle qui consiste à exploiter
et piller nos concitoyens.
Les vrais ennemis de la paix sont ceux
qui prennent le peuple en otage et qui
refusent que celui-ci s’exprime.
Chaque jour nous assistons à des
actes de violence assimilables à
des actes de guerre contre nos concitoyens.
Des chauffeurs de taxi et de Gbaka sont
tués impunément parce qu'ils
refusent de se faire racketter. Parce
qu'ils ont osé critiquer le régime,
des innocents sont emprisonnés
sans jugement sous des prétextes
imaginaires.
Le seul péché de ce jeune
homme de Port Bouet nommé Sea Abel,
tué à balles réelles
a été de crier sa faim dans
la rue.
Dés que tu dénonces ces
pratiques dignes du fascisme on te traite
d’ennemi de la paix.
Notre pays est devenu un pays surréaliste
où on fait passer les victimes
de la misère pour les bourreaux.
Dans ce pays qui est la Côte d'ivoire,
les handicapés n’ont pas
d’allocation de survie et sont livrés
à la mendicité alors qu'ils
n'ont pas demandé à naître
handicapés: c'est le rôle
et le devoir de l'État de leur
apporter une assistance légale.
Les chômeurs et les milliers de
jeunes sont sans emplois et ils ne perçoivent
aucune allocation de l'état, alors
que c'est le rôle de l'état
de veiller à ce que chaque citoyen
puisse vivre dignement, si ce dernier
ne travaille pas indépendamment
de sa volonté, du fait de la crise
de l'emploi ou de son état physique.
Les jeunes sont sans emploi et deviennent
des mendiants alors qu’ils ont droit
à un revenu minimum vital puisqu’ils
n’ont pas demandé à
ne pas travailler.
Ce revenu minimum vital est un droit,
car chacun de nous a le droit à
la vie, et vous devez savoir que les richesses
de la nation doivent être partagées
entre tous les fils du pays.
Il n'est pas normal que certains crèvent
da faim alors que d'autres qui se pavanent
dans les ministères sans travailler,
ont des salaires de 5millions et s'octroient
des retraites dorées.
Les paysans, les artisans et les commerçants
n’ont pas de retraite: cela n'est
pas normal.
Pendant que le pays va mal, les syndicats
corrompus ont la bouche fermée.
Aucun logement social n’est construit
et le gouvernement se moque du droit au
logement.
L’insécurité est galopante
pendant que les forces de sécurité
et les fonctionnaires sont mal payées
Aujourd’hui pour être admis
au concours d’entrée à
l’ENA ou à la police il faut
payer ou connaître le ministre.
Non chers camarades et compagnons de misère,
trop c’est trop. C’est pourquoi
il faut dire non avec le CPR.
Nous devons construire un pays solidaire
et moderne et non un pays d’exploitation
du peuple.
La modernisation de la Côte d’Ivoire
demeure la pierre angulaire du projet
du CPR.
Cette modernisation passe inéluctablement
par la politique d’identification
des citoyens ; car sans identification
intelligente aucune politique de développement
ne peut être mise en place.
Sans identification un pays nage dans
le désordre, dans l’anarchie
et l’inorganisation.
La clé de tout développement
c’est l’organisation qui passe
par l’identification des ressources
humaines et matérielles.
Mais le tout n’est pas de se compter
comme cela se fait dans beaucoup de pays
d’Afrique. Se compter pour se compter
c'est de la perte de temps et d'argent.
Se compter pour donner des cartes d’électeur
ou pour donner simplement des jugements
supplétifs est tout simplement
et une perte sèche qui ne fait
pas avancer le pays.
Il faut se compter dans le but de la modernisation
du pays, dans le but de la sécurisation
de l’état civil, dans le
but de lutter contre la virtualisation
des citoyens, et surtout dans le but de
fournir aux citoyens une sécurité
sociale et des services modernes.
C’est pourquoi le CPR propose que
l’identification commence par l’adoption
d’une loi qui oblige toutes les
villes et bourgades à faire l’adressage
des rues, chemins, avenues et boulevards
Il faut aussi prendre une loi qui donne
un numéro à chacune des
habitations, des citoyens, et chaque habitation
doit être repérée
par un nom et/ou un numéro de rue
: c’est cela l’adressage.
C’est après avoir fini l’adressage
du pays qu’on fait l’identification
du citoyen du résident ou des personnes
de passage ; ce qui n’a rien à
avoir avec le comptage du citoyen qui
est pratiqué actuellement sous
la fausse appellation d’identification
car l’identification, c’est
rattaché une adresse précise
à un individu, lequel est rattaché
à une empreinte biométrique
unique qui le différencie des autres
citoyens.
Nous devons construire un pays d’unité
et de paix dans lequel les citoyens des
différentes ethnies, refuseront
de se laisser manipuler par des leaders
qui nous exploitent et nous poussent à
la haine réciproque pendant qu’ils
pillent tranquillement nos ressources
collectives. Pendant qu'ils vous poussent
à vous détester les uns
les autres avec l'aide de leurs journaux
de haines; pendant que vous êtes
préoccupés par les bagarres
et la hiérarchisation ethniques,
ceux qui sont cachés derrière
les immenses clôtures à Cocody
et à la Riviera sont en train de
piller vos ressources.
Nous devons construire un pays avec le
CPR : un pays ou chaque citoyen mange
à sa faim ; un pays de justice
et un pays de paix véritable ou
le peuple ne sera plus exploité.
La Côte d’Ivoire a les moyens
de cette politique: Nous avons des sols
fertiles et les ressources agricoles pour
y parvenir. Nous avons les ressources
naturelles, minières, pétrolières
et aussi les ressources humaines, pour
pouvoir faire de ce pays l’un des
plus puissants et des plus respecté
d’Afrique.
C’est la mauvaise foi qui nous stagne
dans une situation de pays sous-développé.
C’est de la pure sorcellerie comme
le dit si bien le vieux de Ménékré.
C’est d’ailleurs la raison
pour laquelle le CPR appel à l’union
des forces progressistes, des forces démocratiques
et les forces pour le changement positif,
pour donner un nouvel espoir au peuple
de Cote d’Ivoire.
Cet espoir nous le donnerons dans l'union
des forces du changement positif, présents
au pays et dans la diaspora, et bientôt,
avec l'appui de tous nos camarades et
responsables en exil. Ils rentreront pour
apporter leurs expériences et pour
nous aider à sortir ce pays de
la misère dans lequel il s'enfonce.
C’est pourquoi nous interpellons
les autorités et les forces impartiales
pour que la sécurité de
nos leaders actuellement en exil soit
assuré. Ils doivent rentrer incessamment;
ils doivent pouvoir bénéficier
des mêmes garanties sécuritaires
que ceux accordés aux autres leaders
de partis politiques.
Peuple de yopougon, peuple de Côte
d'ivoire, organisons nous, rejoignons
l'union des forces pour le changement
positif, rejoignons le CPR, ce parti de
masse, ce parti du peuple qui sera toujours
à vos cotés pour gagner
les batailles contre la faim, contre l’injustice
et contre l’exploitation.
Ensemble pour le changement
Positif !
Je vous remercie.
Yopougon le samedi 25
Mai 2006